
Potion Musicale VII
Le mixage du deuxième album est quasi fini ! Le mastering aura lieu en septembre donc et
je reprends à présent le chemin de croix pour trouver des partenaires professionnels. Oui, il semble bien,
malgré
l'historique, tout ce chemin parcouru, votre soutien, que ce ne soit malheureusement toujours pas
plus simple...
Je suppose que c'est ainsi, que rien ne soit jamais facile... Peut-être afin de
préserver la rage... Sans doute... Elle n'a pas faibli, toujours au rouge...
;o)
Mais j'arrive maintenant à apprécier la route autant que l'arrivée donc pas d'apitoiement...
La route a été et sera belle, cet album, étincelant comme un joyau peaufiné
pour atteindre le maximum de pureté...
Je vous tiens au courant des bonnes nouvelles...
En attendant, bonnes vacances à tous !

Une belle chronique...


Parfois la plume se cogne contre le papier:
"Tout a déjà été dit, tout a déjà été fait"
Un américano le long des pavés et je fixe la danse des passants
en grigri mobile dans une logorrhée interminable de timbales.
Et le son de l'accordéon qui mendie sa pièce me ramène à l'immondice
de mon regard dans la baie vitrée d'une Jaguar.
Quelqu'un crie: "la vie est belle !"
Je ne le crois pas...
Enfin pas comme à dix ans, ni à vingt.
La Jaguar redémarre et Louise Lame
m'attend sans doute derrière un mur de l'île...
"Mais où est la plume !?"
"Je peux écrire à sa place ?!" dit l'américano en voulant faire son effet.
Passe alors la jambe bronzée du diable, un déhanchement qui me fait frissonner.
Une poitrine argentée et quand je mets ses lèvres sur mon regard.
Quel regard ! Un regard qui ferait pétiller l'américano.
Et voilà que la plume se jette sur le papier, te fait des robes de tous pays,
déshabille et glisse sous tes allures. Comme j'aime gagner ainsi l'espace
de ta féminité et toi pendant ce temps, tu danses au milieu des traits.
Ah ! Tes réactions imprévues, un tourbillon d'ingénues qui pourrait s'arrêter
là dans un château de larmes. Les verrai-je un jour ?
Qu’on m'épargne ces douleurs océanes…
Ah ! Mais ça ne rime à rien ! Ecrire pour la femme comme tant d'autres l'ont déjà fait...
Alors que le serveur remet le monde en jeu, la plume se cogne à nouveau au papier...
"Ce monde ?! Voudrais-je en parler ?"
A gauche, à droite, aux croisements, on ne voit même pas l'horizon.
Le ciel tombe. L'histoire, le globe, les guerres, les peuples tournent les nuages...
"Comme elles sont belles...
Et parler d'elles, parler d'elles...
Je ne veux parler que d'elles..."